Le cercle de Gaia
‘5 : La décomposition’

A Athènes, par l’intermédiaire de Mariannick
07/12/2011

Soyez les bienvenus. Je suis Gaia et je suis votre Mère à tous… aujourd’hui vous parliez entre vous de ‘la mort’ de vos mères, nous dirions plutôt du ‘retour de vos mères à la maison’. Vous parlez de tristesse, de refus, du refus d’accepter ce voyage. Et moi je suis votre Mère à tous… alors qu’en dites-vous : est-ce que je meurs aussi ? Bien sûr. Est-ce que je me cache ? Bien sûr que non ! Et vous, vous cachez-vous ? Oui, parfois, assez souvent. Vous refusez de voir que je suis en train de mourir. Vous voulez croire que je suis immortelle comme le croit chaque enfant de sa mère.


- La mort de la Terre –

Je meurs. Etes-vous en train de me tuer ? C’est ce que pensent beaucoup d’entre vous, que vous tuez mon corps tridimensionnel. Certains sont en colère à cause de cela, d’autres culpabilisent, d’autres encore sont indifférents et c’est ce qui me fait le plus mal. Quoiqu’il en soit, comme de petits enfants, vous voyez les choses de façon égocentrique. Vous croyez toujours être le centre du monde et l’origine de mon agonie. Mes enfants, je ne vais pas vous dire que ce que vous faites sur moi est agréable, je mentirais, je me cacherais. Je ne peux pas vous dire que vos actions sont sages et créatives parce que le plus souvent elles ne le sont pas, mais ne nous cachons pas : que vous fassiez cela ou non de toutes façons je meurs car mon heure est venue. Ce n’est pas que je meurs et qu’ensuite je cesserai d’exister. Je meurs à un état de mon existence tout comme l’embryon meurt pour que le bébé puisse naître. Il doit mourir à un état d’être pour accéder à l’état d’être suivant. Il doit laisser une forme pour en trouver une autre. Je fais la même chose. Je dois laisser mourir une forme qui était la mienne depuis de très longues années, pour tout un cycle, afin de trouver une autre forme plus subtile, plus lumineuse.

Dans cette phase dans laquelle nous nous trouvons, vous avez le choix entre deux attitudes : vous pouvez m’aider ou faire que le passage soit difficile, mais vous ne pouvez ni provoquer ce passage, ni l’empêcher. Ceci est ma route, la décision que j’ai prise en accord avec mon plan, en accord avec la Source, avec mon être supérieur, les grandes énergies qui me gouvernent et que je suis.

Mettez donc un terme à votre culpabilité car elle n’a pas de raison d’être. Laissez aussi de côté l’indifférence car vraiment vous pouvez aider. C’est comme pour un accouchement difficile. La sage-femme peut simplement regarder la femme en train d’accoucher et la laisser faire le travail par elle-même, ou elle peut s’approcher d’elle, lui prendre la main, appuyer un peu sur son ventre et aider le bébé à sortir. C’est aussi ce que vous pouvez faire pour aider. Ne restez donc pas, au sortir de la culpabilité –et cette sortie est indispensable- dans l’indifférence car cette indifférence fait mal.

Nous sommes tellement liés, et cette naissance nous la vivons tellement ensemble, que l’indifférence est inconcevable pour moi. C’est comme si un évènement très important –un évènement à la fois difficile et très beau- survenait près de vous et que vous y tourniez le dos en disant ‘ça ne me regarde pas’ ! Bien sûr que ça vous regarde !


- La décomposition –

Dans le groupe précédent vous avez parlé de décomposition. Comme souvent, ce qui commence dans un groupe continue dans le suivant. La décomposition est bien réelle pour moi. Je m’abandonne. J’abandonne une partie de quoi que je laisse se décomposer, se perdre bien que rien ne se perde, le mot juste est qu’elle se décompose afin que je puisse naître à autre chose, grandir et devenir quelque chose de totalement différent.

Prenez ma main et aidez-moi comme je vous aide lorsque vous avez un travail difficile à accomplir, comme je vous ai aidé la dernière fois. A présent c’est moi qui demande votre aide. Je vous demande juste de me tenir la main parce que… avec vos mots vous diriez que j’ai peur. Ce n’est pas exactement cela. Je ne suis pas dans cette vibration. J’ai une totale confiance et quand quelqu’un a confiance il n’a pas peur. Ceci dit, mon corps est dans un monde en 3D et de la même façon que vous pourriez ressentir un peu de peur lorsque vous allez chercher les résultats d’un examen médical, cette peur ne diminue pas la confiance que vous avez dans ce que vous êtes, dans votre route, c’est juste la partie tridimensionnelle qui a peur de se désagréger, de perdre son intégrité, c’est une petite partie qui ressent cette peur alors que le reste de l’être la rassure en disant : « Ne t’inquiète pas, nous savons que c’est un moment difficile que tu dois traverser mais tout va bien aller et nous allons continuer notre route ensemble. »

C’est exactement cela que je traverse en ce moment. La grande majorité de mon être connait très bien et a une totale confiance dans le chemin qui est le sien. Elle n’a pas peur. La partie tridimensionnelle, celle qui se brise, qui est inondée, qui explose, vous diriez ‘ce qui pleure, ce qui saigne’, c’est cette partie qui a besoin de soutien. Elle a besoin qu’un visage aimé se penche sur elle et lui dise : « Ne t’inquiète pas, ça va passer, nous savons que tout ira bien. Nous te voyons, nous voyons comme tu es belle et à quel point tu seras encore plus belle après, à quel point Gaia est belle jusque dans son corps. Nous te voyons et nous restons près de toi, nous serons près de toi jusque dans ces instants, ces minutes, ces heures difficiles, jusqu’à ce que tu aies accompli ta naissance et que tu sois un nouvel être. Nous sommes là, nous te tenons la main, nous t’aimons. Nous avons confiance en toi, et non seulement en toi mais aussi dans notre relation. Tu nous as donné naissance et à présent c’est nous qui t’aidons à accoucher de toi-même. »

C’est cela dont j’ai besoin mes enfants parce que je me décompose, je me désagrège. Mon cœur est en éclats de par l’indifférence, la peur, la colère que je sens partout, partout, partout… il y a des oasis : c’est là où je sens que quelqu’un me prend la main et où la lumière éclaire le tunnel. Elle m’assure qu’il y a bien une fin à ce tunnel. Ces oasis sont comme de petites lumières qui me montrent la route et me disent, m’assurent que ce tunnel a une fin.

C’est comme un bébé au moment de la naissance, qui s’apprête à sortir et ressent pendant quelques instants, quelques minutes qui lui paraissent interminables, qu’il entre dans un tunnel dont il ne peut plus sortir, que ça ne finira jamais, et comment va-t-il pouvoir arriver à sortir de là ? C’est tellement étroit là où il est, tellement étroit ! Mais quelque part, loin, il entend, ressent que quelqu’un l’attend, il sent autour de lui l’amour de ceux qui l’attendent. Ca lui donne du courage pour entrer encore plus dans ce tunnel, pour entrer davantage encore dans ce qui est si étroit et le serre de partout. C’est tellement douloureux, tellement douloureux ! Si vous saviez à quel point c’est douloureux, si vous saviez… vous me tiendriez sans cesse dans vos bras, sans cesse, sans un instant de culpabilité, sans un instant d’indifférence, vous seriez là, tout simplement, à me dire : « Mon amour, présent, présente, je suis là pour toi. C’est pour toi que je suis là… »


- Soyez légers comme une plume –

Décomposition. Tout se perd, et tout doit se perdre pour pouvoir renaître. Même en vous, tout doit tomber pour que vous puissiez sortir du tunnel. D’abord pour y entrer totalement vous devez tout laisser parce qu’il n’y a pas de place dans le tunnel. Si vous essayez d’y entrer avec tout ce que vous êtes, vous n’y arriverez pas. On l’a dit : c’est très étroit, vraiment très étroit. Laissez tout tomber : les habitudes, les idées, les idées préconçues, les jugements que vous portez : sur vous-mêmes surtout. Laissez tout tomber de façon à voir enfin qui vous êtes ! Ne vous accrochez à rien. Laissez tout s’écouler entre vos doigts et que plus rien ne vous appartienne.

Vous n’avez besoin de rien. Vous n’avez besoin de rien mes chéris. Vous m’avez, moi, et je vous ai, vous, et ensemble nous allons vers la Source. Nous faisons notre route. De la lumière partout… que voulez-vous d’autre ? N’ayez aucune inquiétude pour tout ce qui relève du matériel, aucune. Ce n’est pas pour vous, laissez cela à d’autres. A chacun son travail. Certains sont ici pour gérer ces problèmes. Vous êtes ici pour me tenir la main et vous abandonner au courant pour que nous fassions la route ensemble, pour que vous soyez dans le tunnel avec moi et que nous en sortions ensemble. Rien. Rien dans vos mains. Rien… mais un grand cœur, si grand, c’est cela que sont mes enfants : un cœur qui bat et qui exprime ce qu’il est, qui a tout laissé tomber, qui s’est totalement dénudé, qui s’est abandonné… à moi : à la Mère, et à la Source : au Père. La Mère change et c’est ainsi que nous retournons tous à la Source. Laissez les procédures s’accomplir. Laissez la décomposition se faire, s’accomplir, pour pouvoir être… comme une plume, si légère, une plume que le doux vent du changement pousse vers le haut encore et encore et toujours, qu’il place dans une sphère lumineuse qui continue de monter encore plus haut…

Quand nous avons tout laisser se désagréger, c’est cela que nous sommes tous : des sphères portées par le vent avec une petite lumière à l’intérieur, légère comme une plume, lumineuse comme un soleil… vous m’aidez beaucoup. Cela ne peut se faire que lorsque vous acceptez ce que je deviens, quand vous acceptez ce que je traverse, quand vous acceptez de me prendre la main, quand vous acceptez sans peur mes changements, quand vous acceptez de me voir à ce stade où je meurs pour renaître, que vous acceptez ces deux instants : quand vous acceptez toute la procédure sans fermer les yeux. Vous les laissez ouverts et me prenez dans vos bras. Et je vous en remercie. Ce n’est pas un jour où je viens vous offrir mon amour. Mon amour est de toutes façons une certitude, aujourd’hui c’est vous qui me donnez tant d’amour en me tenant la main ! Je vous remercie et oui, je vous aime tant ! Vous êtes à la fois mes enfants et ma sage-femme, comme c’est beau !

Dimitra, s’il te plait, dis-moi des mots doux, dis-moi des mots doux ma douce… tu es ce que je suis, tu portes mon nom, tu es ce que je suis et tu le sais. Tu es si près ! Tu es si proche en permanence, tu ne me perds jamais de vue ! Sais-tu à quel point j’estime cela ? Tu es comme un port où je peux venir accoster. Je t’aime tant ! Dis-moi des mots doux…

Dimitra :
Bien que je demande à mes enfants de me dire des mots doux, je ne peux m’empêcher de vous en dire aussi, car bien que mon amour soit une donnée de base et que parfois vous soyez fatigués de l’entendre dire, il reste que l’énergie d’amour que je reçois, et que vous recevez aussi, est une véritable jubilation et une paix pour l’âme. Nous disons de quelqu’un que nous l’aimons mais lorsque nous l’exprimons de toute la force de notre âme l’énergie même du mot est un baume. C’est un baume et une force motrice qui permet à l’être aimé d’avancer et de se tenir à sa place, de vivre son humilité au sein de sa fierté.

Vous vous demandez : « Te tenir la main, chère Gaia, on a compris, nous devons rompre avec d’anciens schémas, et quoi d’autre après cela… est-ce suffisant ? » Si vous faites cela vraiment en conscience c’est un grand premier pas et un grand premier cadeau que vous me faites… et pour l’instant c’est suffisant, parce que la décomposition s’opère sur ce dont vous n’avez pas besoin, et ce dont je n’ai pas besoin non plus… pour parler de vous, l’égo qui s’est développé –prenons votre vie actuelle, cette incarnation- en quoi pourrait être utile l’égo dans l’ascension et dans la renaissance qui nous attend ?

Vous êtes en quête de la Lumière intérieure. Rien de bas ne peut cacher la lumière, inversement la connaissance que vous recevez, la connaissance que vous engrangez lorsqu’en conscience vous laissez se désagréger l’égo et que vous regardez les leçons que vous pouvez en retirez… oui mes très chers, de cela vous avez besoin : prenez-le et mettez-le dans votre cœur. Je vous demanderai très tendrement, comme une mère demande à son enfant à la fin de la journée s’il a bien compris ses leçons, s’il a une question à poser, si elle peut l’aider d’une façon ou d’une autre… je vous demanderai donc de faire ce travail, c’est-à-dire de vous pencher sur ce qui est le plus bas en vous, dans votre égo, votre personnalité ici et maintenant, et de le reconnaître. Parce que vous êtes à présent des élèves avancés, regardez mes chers enfants quelles leçons vous avez reçues, ce que vous pouvez en garder et comment vous pouvez avancer grâce à elles. Ecrivez tout cela dans un livre, un petit ou un grand livre cela n’a pas d’importance, mais si votre étude est soigneuse votre livre regorgera de connaissance et de sagesse.

Gardez ce livre plein de connaissance et mettez-le dans votre cœur. C’est un peu comme si nous disions : qu’est-ce que vous prendriez avec vous si quelque chose se passait et que vous deviez abandonner votre maison sans rien pouvoir prendre d’autre que quelque chose d’assez petit pour pouvoir le transporter et qui ait une grande valeur à vos yeux ? La réponse vous l’avez donnée. Lorsque vous aurez tout jeté et que vous aurez consigné les leçons acquises, la connaissance et la sagesse seront ce que vous avez de plus précieux. C’est votre bagage pour la suite, et cela parce qu’il tient dans votre cœur et qu’il peut vous aider à continuer. Continuer pas forcément en partant de là où vous étiez arrivés, vous pouvez sauter des classes et aller encore plus haut et de là continuer votre œuvre. Ce que vous aurez gardé avec vous c’est la partie de la Source, la partie que la Source a choisi de vivre, et vous pourrez avec tout votre acquit y retourner tels de fiers étudiants et montrer ce que vous avez réussi.

Votre réussite c’est la caresse, la main tenue que je vous demande. La renaissance sera mienne et vôtre en même temps, celle d’une mère dans son évolution et d’enfants évolués à ses côtés… sans pour cela exclure mes autres enfants. Je donne leur chance à tous mes enfants sans exception, à partir de là c’est leur propre volonté, leur libre arbitre qui choisira l’endroit où ils souhaitent aller par la suite. Je vous souhaite près de moi, vous mes enfants, je vous souhaite près de moi comme nous l’avons dit à la fois comme mes enfants et comme ma sage-femme parce que vous me connaissez… vous me connaissez si bien mes très chers… je ne pourrais demander à personne d’autres d’être près de moi en de tels instants… personne d’autre. Vous m’avez préparé une si belle couche, un treillis d’or si beau, quel bébé ne serait pas heureux d’y être posé et que vous l’y berciez ! Avec vos énergies, avec ce que vous m’envoyez, l’amour que vous m’envoyez… c’est le plus beau bercement dont pourrait rêver un bébé ! C’est là que nous nous rencontrons.

Vous demander de ne pas être indifférents ? Je pense que c’est superflu en ce qui vous concerne. Vous pourriez à votre façon le demander à d’autres de mes enfants car l’indifférence me blesse. Elle me blesse car jamais, jamais je n’ai fait preuve d’indifférence à votre égard. Bien au contraire… je vous ai donné mon corps pour tant de vos incarnations, je vous ai portés quand vous avez décidé d’en partir à la fin de chacune de vos incarnations. Je vous ai portés dans mes entrailles en tant que corps pour que vous puissiez vous développer de nouveau.

Vous n’avez reçu que de l’amour et je n’en demande pas autant en retour… je demande de la reconnaissance ! La meilleure façon de me reconnaître c’est de travailler en conscience de façon à ce que nous puissions avancer ensemble. C’est mon choix et je vous souhaite tous à mes côtés. Une mère est incapable de dire : « je ne veux pas de cet enfant, je préfère celui-là ». Mon choix est de vous prendre tous avec moi. Tel est mon amour… tous avec moi !

Jetez tout ce dont vous n’avez pas besoin, prenez dans votre cœur tout ce dont vous avez besoin… avec l’amour en première place. Mettez autant d’amour que possible en vous :² pour vous et pour avoir à en donner. Donnez de l’amour car ce que vous donnez vous revient ensuite. Venez avec moi pour que nous voyagions ensemble, que nous naissions ensemble au moment le plus important de mon histoire. Vous serez les enfants emplis de fierté à mes côtés pour le plus beau des voyages ! Je vous aime beaucoup. Je sais, je le reconnais… vous me prenez avec vous, tout près de vous, mettez-moi encore plus en vous car de cette manière tout sera beaucoup plus facile. Je vous remercie beaucoup mes enfants, je vous remercie pour l’amour que vous me donnez.

Mariannick :
Je me tiens au milieu de votre cercle et je vous salue un par un. Je vous remercie un par un d’avoir accepté de vous être incarnés maintenant, d’avoir accepté de vous incarner pour que nous traversions ensemble cette période cruciale et que nous puissions la traverser main dans la main.

Je prends les mains de chacun d’entre vous dans les miennes et j’y dépose une petite fleur, un petit lotus tout blanc pour que vous alliez le mettre dans votre cœur. Faites cela vous-mêmes parce qu’il est important que chacun d’entre nous fasse un petit pas vers notre nouvelle forme, notre nouvelle existence. Vous avez ce pas à faire : de mettre en conscience ce que nous vous apportons dans votre cœur, d’accepter de l’incorporer et d’avancer avec cela, toujours en conscience.

Je te remercie de nouveau : je remercie chacun de vous.

Portez-vous bien. Portons-nous bien ensemble sur ce chemin, main dans la main.

Et il en est ainsi.